Comme tous les ans à la même époque, c’est la rentrée scolaire.

Qui dit rentrée scolaire dit regret de ne pas avoir plus profité de l’été/ du beau temps / des grands-parents/ des cousins/ de la mer / de la campagne/ du rosé/ des barbecues… (rayez la mention inutile, ou gardez tout!).

Mais ce sentiment s’accompagne pour nombre d’entre nous d’un vent de liberté, de libération, teinté d’angoisse (et s’il ne trouvait pas sa classe? et si sa maitresse ne l’aimait pas? et si elle ne se faisait pas d’ami ? …). Ne nous voilons pas la face, avoir nos enfants avec nous pendant les vacances c’est merveilleux, on les voit s’épanouir, grandir, s’émerveiller…. mais c’est aussi les surveiller non stop, faire des cahiers de vacances pour certains, répondre à leurs demandes incessantes, trouver des activités pour ne pas qu’ils s’ennuient. Bref, c’est chouette mais fatigant…

Il est temps.

Temps de se préparer à voir nos chères têtes blondes partir sous leur cartable trop grand (« Maman, je veux le bleu avec le dinosaure pas le vert avec la fusée! » / « Maman, Mélanie elle a un cartable tout rose, elle »).

Temps de faire les plannings « tu vas les chercher à quelle heure? » « ah mais non le mardi je ne peux pas j’ai Pilates » « il n’y a pas de place à l’after-school, comment on fait? » « un nounou qui parle javanais , où est-ce que je vais la trouver ? ». Et pour les expats « tu vois, si on habitait près de nos parents, ils pourraient aller les chercher! »

Temps de faire le point:

  • sur les habits devenus trop petits,
  • sur les vaccins pas à jour,
  • sur les instruments de musique (comment ça de la batterie? le xylophone, c’est pas mal aussi…),
  • sur les gourdes pour être un peu écolo
  • sur les gouters ( faits maison pendant une semaine puis les fameux B., P….., P….. E……., etc parce qu’on n’a pas le temps de toutes façons)
  • le calendrier des vacances scolaires (au ski en février avec papi et mamie, à la campagne à la Toussaint ,…) même si cette année on est quand même un peu frileux à cause du Covid
  • etc

Et finalement , essayer de se caser ce fameux « temps pour soi » une fois par semaine / mois/ trimestre… Parce que c’est aussi notre rentrée. Que l’on travaille ou pas d’ailleurs. On se prépare, on l’imagine. Et puis,

1/ on ferme les yeux, « j’y vais mais j’ai peur »

ou bien

2/ on se tient bien droit, cette année je vais conquérir le monde!

Dans tous les cas, on n’a pas le choix. La rentrée est là. On y va !